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Jeudi 19 janvier 2006

Ben Laden menace les Etats-Unis de nouveaux attentats et leur offre une trêve.

 

Maniant la carotte et le bâton, le leader d'al-Qaïda, Oussama ben Laden, a affirmé jeudi que de nouveaux attentats étaient "en cours de préparation aux Etats-Unis, mais s'est aussi dit prêt à leur offrir "une trêve de longue durée", dans un message audio qui lui est attribué.

Ben Laden a tenu ces propos, dont il était impossible dans l'immédiat de vérifier l'authenticité, dans une cassette audio diffusée par la télévision satellitaire du Qatar al-Jazira.  

Il s'agit du premier message de ben Laden depuis décembre 2004, cette longue période de silence ayant suscité de nombreuses interrogations sur son sort, au point que sa disparition avait même été évoquée par certains. 

Le message, dont la qualité audio n'était pas bonne, ne comporte pas d'indication précise sur la date de son enregistrement, mais semble dater de la fin de l'an dernier.  

Ben Laden se réfère en effet à des propos du président George W. Bush datant de novembre et à des sondages publiés aux Etats-Unis à cette époque, montrant qu'une majorité d'Américains sont en faveur d'un retrait des troupes américaines d'Irak.  

Al-Jazira a diffusé trois extraits de ce message audio, entrecoupés de commentaires d'un journaliste de la chaîne, la durée totale de ces extraits n'excédant pas trois minutes.

Ben Laden affirme d'abord que son message répond à sa volonté de réagir à ce qu'il qualifie de "déformations" de M. Bush.

 

Il cite notamment des propos tenus le 29 novembre par M. Bush, qui avait déclaré à El Paso qu'un retrait immédiat des troupes américaines d'Irak constituerait "une énorme erreur" et enverrait "un mauvais message aux troupes", aux "ennemis" et aux Irakiens.

Ben Laden évoque ensuite les attentats perpétrés dans "les principaux pays européens de la coalition", une référence apparente aux attentats du 7 juillet 2005 à Londres. Il ne mentionne toutefois aucune ville par son nom.

Le fait qu'il n'y ait pas eu d'attentat similaire aux Etats-Unis depuis ceux du septembre 2001 "n'est pas dû aux difficultés d'infiltration suite (aux) mesures" prises par les autorités américaines, affirme-t-il.

 

 

"Des opérations sont en cours de préparation et vous allez les voir dans votre pays dès que ces préparations seront achevées", lance-t-il.

Revenant aux sondages montrant une majorité d'Américains en faveur d'un départ des troupes américaines d'Irak et, selon lui, d'Afghanistan, il déplore que M. Bush n'en tienne pas compte.

"Nous n'avons pas d'objection à vous offrir une trêve ("hudna") de longue durée dans des conditions justes que nous respecterons, parce que nous sommes une nation à laquelle Dieu interdit la traîtrise et le mensonge", ajoute-t-il à l'intention du "peuple américain", sans toutefois détailler ces "conditions justes".

Le terme arabe employé par ben Laden signifie clairement qu'il ne songe pas à une fin des hostilités, mais à une simple suspension.

Il affirme que cette trêve "fournira aux deux parties sécurité et stabilité et permettra de reconstruire l'Irak et l'Afghanistan, qui ont été démolies par les guerres".  

Le leader d'al-Qaïda conclut avec ironie que "le seul point négatif" de son offre de trêve est qu'elle "mettra fin au flot de centaines de milliards de dollars que reçoivent ceux qui ont le pouvoir et font le commerce de la guerre aux Etats-Unis et qui ont soutenu la campagne électorale de Bush".

Le dernier message de ben Laden datait de décembre 2004, lorsqu'il avait désigné le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui comme chef de la branche d'al-Qaïda en Irak.

Al-Jazira a diffusé ce message audio avec en toile de fond une photo du leader d'al-Qaïda.

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Mercredi 18 janvier 2006

50 242 défaillances d'entreprises en 2005
CONJONCTURE Le nombre de dépôts de bilan n'avait plus été aussi élevé depuis 1998. Rares sont les secteurs épargnés par la sinistrose.
ALORS QUE le nombre de créations d'entreprises a eu tendance à se tasser en 2005, après deux années exceptionnelles, le nombre de défaillances poursuit son ascension. Les faillites ont augmenté de 3,2% l'an dernier, selon Euler Hermes Sfac. En 2004, 48 673 entreprises avaient déposé leur bilan, elles ont été 50 242 en 2005. Un niveau record depuis 1998 ! «Cette augmentation a touché la plupart des secteurs d'activité – avec des hausses plus marquées dans le BTP, le commerce et les transports –, ainsi que la majorité de régions», indique l'assureur-crédit

Le déficit commercial a presque quadruplé en 2005
Le déficit commercial de la France a presque quadruplé en 2005, l'alourdissement de la facture pétrolière n'expliquant que pour moitié cette contre-performance.
L'alourdissement de la facture énergétique n'explique donc que pour un peu plus de la moitié le creusement du déficit commercial.
L'autre moitié est imputable à la perte de compétitivité des entreprises françaises à l'export et au dynamisme des dépenses de consommation des ménages français qui alimente les importations.

Un crédit à l'américaine pour gonfler la croissance française
En créant deux nouvelles formes de crédits hypothécaires, le gouvernement n'a qu'un seul objectif : pousser les propriétaires de biens immobiliers à la consommation et injecter des milliards dans l'économie, à la manière anglo-saxonne. A condition que les Français jouent le jeu.
Objectif : consommation. Le projet d'ordonnance sur le crédit hypothécaire, qui pourrait être signé en janvier prochain par le Premier ministre et présenté fin mars en Conseil des ministres, est avant tout destiné à dynamiser la poussive économie française en y réinjectant une part de la richesse accumulée dans l'immobilier. Pour Jacques Chirac, qui l'a voulue, il s'agit d'appliquer à la France une recette qui a marché aux Etats-Unis : "c'est une des clés de la forte croissance américaine de ces dernières années" avait-il expliqué en janvier dernier. De fait, la frénésie de consommation des ménages américains, encouragés à s'endetter pour acheter, a alimenté la prospérité aux Etats-Unis, et plus récemment en Grande-Bretagne. A tel point qu'aujourd'hui, l'endettement des Américains représente 120% du PIB fédéral. « Cette différence de comportement en matière de crédit explique une bonne partie de l'écart de performance entre les deux rives de l'Atlantique » confirmait à L'Expansion Patrick Artus, le directeur des études d'Ixis CIB.
D'où l'idée de calquer deux principes simples, d'ailleurs appliqués chez la plupart de nos voisins européens : permettre aux personnes déjà propriétaires d'emprunter plus d'argent en gageant leurs biens immobiliers, et contracter ainsi des prêts à la consommation, pour financer des travaux ou tout autre projet personnel. Le montant du nouveau prêt serait déterminé par la valeur du bien au moment de l'hypothèque, et le crédit serait rechargeable au fur et à mesure des remboursements. Autrement dit, si au bout de cinq ans vous avez remboursé un tiers de ce crédit, vous serez autorisé à empruntez de nouveau l'équivalent de ce tiers pour financer un autre projet. Un deuxième volet du projet prévoit d'autoriser le prêt viager hypothécaire : une personne âgée pourrait gager son bien immobilier pour en tirer un capital ou une rente de revenus, sans avoir à s'en séparer. La banque se rembourserait alors après son décès sur la vente du bien.


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Vendredi 6 janvier 2006

Le taux de chômage aux Etats-Unis est passé en décembre sous la barre des 5%, avec deux millions d'emplois créés en 2005, de bons chiffres qui ont permis à l'administration du président George W. Bush de vanter sa gestion de l'économie.

 

 

Le ministère du Travail a annoncé un recul du taux de chômage à 4,9% de la population active et la création de 108.000 emplois en décembre après un bond de 305.000 en novembre.

 

 

Si le chiffre pour décembre a quelque peu déçu les analystes (ils prévoyaient 200.000 créations), le secrétaire au Trésor John Snow a, lui, insisté sur les 2 millions d'emplois créés sur l'ensemble de l'année.

 

 

"L'année 2005 a en effet été une très bonne année pour les 2 millions d'Américains qui ont trouvé un emploi et les chiffres d'aujourd'hui sont la dernière indication en date que l'économie américaine tourne sur tous ses cylindres", a-t-il affirmé.

 

 

La Maison Blanche, dans un communiqué diffusé vendredi, a mis l'accent sur le chiffre de plus de 400.000 emplois créés lors des deux derniers mois après la période difficile de l'automne suite au passage dévastateur des cyclones sur le sud du pays.

 

 

Le gouvernement a noté que l'économie américaine a connu 31 mois d'affilée de créations d'emplois avec un total de plus de 4,6 millions de postes.

 

 

Aussi, "à l'aube de 2006 nous avons toutes les raisons d'être optimistes sur le fait que cette économie - la plus flexible, résistante et robuste du monde - continuera de croître et de créer des emplois", a encore estimé M. Snow.

 

Lui-même et la Maison Blanche en ont profité pour plaider une nouvelle fois auprès du Congrès en faveur de la pérennisation des réductions d'impôts, l'une des mesures-clé de l'administration Bush pour relancer la consommation, principal moteur de la croissance économique aux Etats-Unis.

 

 

Dans le détail, le rapport sur l'emploi en décembre a affiché des pertes d'emplois dans deux secteurs, la construction (-9.000) et surtout les ventes de détail (-15.600) alors que traditionnellement le mois de décembre est propice à l'embauche dans les magasins pour les achats des fêtes de fin d'année.

 

 

Pour la commissaire au bureau des statistiques sur l'emploi, Kathleen Utgoff, il n'y a pas lieu de s'inquiéter, car ce n'est que le signe que "l'embauche de personnel saisonnier a été moins importante que d'habitude".

 

 

Pourtant pour l'économiste en chef de l'Association des Industriels (NAM) "la preuve a été faite que la demande des consommateurs s'est ralentie, avec la perte de 15.600 emplois dans la distribution en décembre".

 

 

Selon l'économiste indépendant Joel Naroff, le point le plus important dans le rapport de décembre sur l'emploi est la question des salaires.

 

 

Pour l'ensemble des Etats-Unis, le salaire horaire moyen a progressé de 5 cents à 16,34 dollars tandis que la durée moyenne d'une semaine de travail a reculé, à 33,7 heures contre 33,8 heures en novembre.

 

 

La difficulté de trouver du personnel qualifié "commence a être un problème pour les entreprises et cela a tendance à faire pression sur les salaires", explique-t-il en rappelant que c'est "l'une des principales inquiétudes concernant l'inflation avancées par la Fed".

 

 

John Silvia, économiste en chef de Wachovia, partage cet avis en estimant qu'il va "être difficile pour la Fed de ne pas tenir compte de cette tendance" de la persistance des hausses des salaires.

 

 

La prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Réserve Fédérale est prévue le 31 janvier et devrait, selon l'avis général des analystes, décider une nouvelle hausse des taux d'un quart de point à 4,50%.

 

 

 

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Jeudi 5 janvier 2006

Dette publique : le rapport Pébereau

Le gouvernement est invité par le rapport Pébereau à «rompre avec la facilité de la dette»

http://www.lesechos.fr/info/medias/200068041.pdf

Par lesechos.fr - Publié dans : La vérité
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Mardi 27 décembre 2005

Par l.olivier - Publié dans : prendre.conscience.de.la.verite
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Mardi 6 décembre 2005

Si les ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi
A saluer je ne sais qui

Bien sûr les années ont passé
Les fusils ont changé de mains
Est-ce une raison pour oublier
Qu'un jour on en a eu besoin

Un gars venu de Géorgie
Qui se foutait pas mal de toi
Est v'nu mourir en Normandie
Un matin où tu n'y étais pas

Bien sûr les années ont passé
On est devenus des copains
A l'amicale du fusillé
On dit qu'ils sont tombés pour rien

Si les ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi
A saluer je ne sais qui

Par Michel Sardou - Publié dans : prendre.conscience.de.la.verite
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Mercredi 30 novembre 2005

 

Selon les estimations de la mission Pébereau, publiées par Le Figaro, le montant de la dette publique française atteindrait 2000 millards d'euros. C'est plus que toute la richesse produite par le pays en une année.

La dette de la France dépasse les 2.000 milliards d'euros selon les normes comptables internationales, affirme mardi Le Figaro en s'appuyant sur les travaux de la mission Pébereau sur la dette publique, qui doivent être publiés dans les prochaines semaines. Selon les normes européennes, la dette française atteint 1.100 milliards d'euros, soit 66% du Produit intérieur brut, auxquels s'ajoutent, si l'on applique les normes internationales, 900 milliards d'euros d'engagements pour les retraites des fonctionnaires, détaille le quotidien. En additionnant ces deux chiffres, la dette atteint plus de 120% du PIB, poursuit Le Figaro.

 Selon les critères européens, la dette publique ne doit pas dépasser la barre des 60% du PIB. Le ministre de l'Economie et des Finances Thierry Breton avait installé le 19 juillet la commission présidée par Michel Pébereau, président du conseil de surveillance de BNP Paribas, chargée d'élaborer un rapport sur la dette publique. Il lui avait assigné "trois objectifs" : mettre en évidence les conditions dans lesquelles la dette publique actuelle s'est élaborée, définir les orientations et les mesures nécessaires pour redresser les finances publiques, et proposer des mesures afin de dégager des marges de manoeuvre. M. Breton a assuré à plusieurs reprises qu'il faisait de la réduction de la dette "un combat personnel, car c'est une nécessité absolue". Il plaide pour cela notamment pour une progression des dépenses de l'Etat inférieure au rythme de l'inflation et la poursuite des ouvertures de capital des entreprises publiques.

Par Le Figaro - Publié dans : La vérité
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Mercredi 23 novembre 2005

Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l'épargne.

 

Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort.

 

Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l'employeur.

 

Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.

 

Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.

 

Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez.

 

Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l'initiative et l'indépendance.

 

Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu'ils pourraient faire eux-mêmes.

 

Déclaration au Congrès. Abraham Lincoln. 1860

Par Abraham LINCOLN - Publié dans : United States of America
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Mardi 8 novembre 2005
Rien de plus prévisible que l'embrasement des banlieues. S'y est entassée une population immigrée, mal ou pas du tout intégrée et comportant une très forte proportion de jeunes gens auxquels la crise économique française n'offre aucune perspective d'emploi. La délinquance s'y développe comme une maladie sur un organisme privé de défenses immunitaires. Tous n'y cèdent évidemment pas, mais il existe chez la plupart un sentiment d'hostilité, quand ce n'est pas de haine, envers le pays qui n'a dressé aucun obstacle à l'arrivée de ces populations, qui en a fait des Français et qui ne sait plus qu'en faire.

Les tensions n'ont cessé d'augmenter et aujourd'hui, à la suite de la mort de deux adolescents, c'est l'explosion. Les voitures brûlent, les forces de l'ordre sont attaquées parfois à balles réelles. Dans le même temps un paisible Français d'origine se fait tabasser à mort parce qu'il photographiait un réverbère dans un quartier dit " sensible " et que trois jeunes délinquants voulaient lui voler son appareil de photo numérique. Jours paisibles à Clichy et dans la France de 2005 !

La politique française d'immigration a été une folie. Il est impossible d'intégrer des nouveaux habitants en aussi grand nombre, surtout quand ils arrivent sans formation et qu'ils sont adeptes d'une religion, l'Islam, qui régit leurs actes non seulement au plan spirituel mais aussi dans toutes les circonstances de la vie civile. Et cela dans un pays qui a, au terme d'un siècle de féroces querelles religieuses, choisi la laïcité comme règle de vie en commun ! Il n'y a que trois facteurs d'intégration possibles : l'école, l'armée et le travail. L'école est en crise, notamment depuis 1968, et s'avère incapable de remplir son rôle. L'armée a supprimé la conscription et n'accueille plus que les jeunes gens volontaires. Quant au travail, il est devenu une denrée si rare que des millions de Français désespèrent de trouver un emploi. Autant dire que les gouvernements qui se succèdent depuis trente ans au moins ont fait tout ce qu'il fallait pour qu'une crise terrible éclate. Nous y sommes.

La guerre civile a commencé

La société française aurait pu surmonter vaille que vaille la défection de l'outil scolaire et la disparition du service militaire si l'économie s'était avérée capable de créer des emplois. Au contraire, elle n'a cessé d'en détruire. La raison majeure de cette catastrophe réside dans l'incroyable accumulation des charges sociales sur les entreprises et les actifs. Autrement dit dans l'existence de cette Sécurité sociale monopolistique dont la France officielle a prétendu jusqu'à une date récente qu'elle faisait l'admiration et l'envie du monde entier, alors qu'elle l'a conduite à une situation désormais désespérée si l'on n'en finit pas avec ce Minotaure qui dévore la substance du pays.

La protection sociale est une chose. Un organisme monstrueux chargé de la distribuer en est une autre. Chacun doit pouvoir s'assurer librement, selon ses besoins et ses choix, et pour ceux qui sont dans la difficulté la solidarité doit jouer au moyen de l'impôt. Ce qui signifie qu'il faut ramener la protection sociale à un mécanisme d'assurance, ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être. Et c'est ce qui s'est fait grâce à l'action que nous avons menée pour obliger les pouvoirs publics à inscrire dans les lois de la République l'abrogation du monopole de la sécurité sociale conformément aux engagements européens de la France.

Pourtant, le gouvernement continue de faire comme si les lois votées n'existaient pas. Disons-le fortement : une telle attitude est criminelle, surtout quand on voit où mène, dans les banlieues et demain dans toute la France, l'assassinat de l'emploi par les charges sociales. C'est même doublement criminel. Car la raison pour laquelle les politiciens de droite et de gauche s'accrochent au monopole de la sécurité sociale est honteuse : ils savent que leur pouvoir ne tient qu'à leur capacité de redistribution. Et ils préfèrent ne pas perdre leurs confortables positions plutôt que de donner sa chance à la France ! Oui, sa chance. Car pour la seule couverture maladie, l'assurance libre peut se traduire par une augmentation de salaire de 15 à 20 % ! De quoi redonner à la classe moyenne et à l'ensemble des travailleurs la capacité de consommer et d'investir qui leur manquent si cruellement.

Bien sûr, chaque jour des Français de plus en plus nombreux quittent la Sécurité sociale. Mais cela ne suffira évidemment pas à sauver l'économie du pays. Il y faut un mouvement massif, qui ne peut se faire qu'avec le concours actif des pouvoirs publics et des médias. La liberté de l'assurance doit devenir une grande cause nationale. D'autant qu'elle est désormais la loi du pays et que le monopole est interdit par les textes.

C'est la faute à la Sécu si les banlieues sont en flammes. Sans la Sécu, l'immigration aurait été à coup sûr moins massive et les immigrés auraient trouvé des emplois qui leur auraient permis de s'intégrer. Au lieu de cela on a laissé se perpétuer un système délirant, surtout dans le contexte d'ouverture généralisée des frontières et de concurrence mondiale, et cela au mépris de la simple prudence, de la simple raison.

Maintenant le gouvernement n'a plus le choix : s'il ne redonne pas de l'air à l'économie française en mettant en oeuvre franchement et loyalement la liberté de la protection sociale, c'est à un embrasement généralisé de la France qu'on va assister, c'est-à-dire à une terrible guerre civile, qui a d'ailleurs déjà commencé. "La révolution vérifie tout, disait Trotski, et elle vérifie par le sang." Il est vrai qu'il s'y connaissait !

Par Claude Reichman l.olivier - Publié dans : La vérité
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Mardi 8 novembre 2005
Les média français sont décidément bien aveugles à l’image d’un pays qui se croit encore vénéré par le monde entier. Ils trouvent aujourd’hui que la presse américaine inflige un traitement caricatural aux événements qui secouent nos banlieues. L’arroseur est arrosé. Que n’a-t-on pas entendu à propos de l’Amérique lorsque les caméras montraient ces pilleurs dévaliser des magasins après le passage du cyclone Katrina ? Nos journalistes ne sont-ils vraiment pas conscients de la façon dont eux-mêmes ils tombent systématiquement dans l’hystérie anti-américaine dès qu’il s’agit de traiter un fait outre-atlantique, ne ratant aucune occasion de faire le procès du modèle américain ? Pendant qu’ils consacrent leur énergie à annoncer la débâcle du modèle américain, ils ne voient même plus le cyclone plus insidieux qui est en train de dévaster notre pays. Les banlieues s’enflamment, le modèle social français est déliquescent mais les experts s’enfoncent dans les mêmes lieux communs tandis que la classe politique s’étripe au lieu de faire face.

A quelques semaines d’intervalles, la France a connu les mouvements corses liés à l’affaire de la SNCM, les grèves des transports à Marseille et les violences urbaines dans les banlieues parisiennes. Il y a un point commun à tous ces tristes évènements. Ils révèlent à quel point les acteurs du « dialogue social » sont jusqu’au-boutistes, et fondamentalement irrespectueux de l’Etat de droit. En France, la revendication tient lieu de dialogue et la violence se substitue aux arguments. On n’invoque à longueur de journée l’Etat, l’Etat, l’Etat ! Mais de quel Etat parle-t-on, quel Etat sollicite-t-on ? Celui qui nous distribuera des revenus, des emplois, des aides, des droits miraculeusement acquis par la magie du décret public ? Ou l’Etat de droit, le garant et l’arbitre de l’équilibre nécessaire entre les droits (créances) et les devoirs (dettes), sans lequel aucune économie et aucun tissu social ne peuvent prospérer durablement. Le premier est une chimère qui entretient des illusions dangereuses et des désillusions dévastatrices. Le second est indispensable.

En dévoyant le second pour faire exister le premier, notre pays prétend fournir au monde entier un « modèle social » unique en son genre au nom d’un refus de la mondialisation sauvage. C’est pourtant dans notre pays que le dialogue social - tout comme l’ascenseur social - est en panne, laissant libre cours aux comportements les plus sauvages. Au lieu d’être la menace ultime, mise en œuvre en dernier cours, la grève est devenue un réflexe préventif dont la collectivité dans son ensemble fait chaque jour les frais. Quant à la guérilla urbaine, rien ne peut l’excuser. Et contrairement à ce que colportent les analystes et commentaires largement médiatisés qui dénoncent à longueur d’ondes l’absence de politique sociale ou de politique de la ville ambitieuse, ces évènements mettent précisément en question l’efficacité illusoire de l’action publique en ce domaine surtout si elle est conduite en dehors de tout réalisme économique.

Il est un peu tard pour découvrir que sans croissance économique durable, on ne peut pas faire du « social ». A défaut de croissance économique, on nous promettait la « croissance sociale ». Mais, le « social » est in fine une affaire d’argent qui revient à redistribuer sous la contrainte (sous formes d’aides diverses, de subventions ou d’allocations) des richesses préalablement produites. La France s’acharne, depuis trente ans, à explorer une voie alternative, au nom d’une politique sociale ambitieuse et généreuse qui serait un rempart à la mondialisation libérale (mais la Corée du nord échappe aussi à la mondialisation). C’est précisément cette politique qui conduit à gripper durablement le moteur de la création des richesses, nous condamnant à une croissance structurelle molle. Dans ce contexte, aucun gouvernement n’a plus de marge de manœuvre. Ce n’est pas un ministre de l’intérieur qui pourra aujourd’hui dans l’urgence corriger trois décennies d’égarements entretenus par des intellectuels, des experts, des média et la gauche française qui ont beau jeu de critiquer aujourd’hui le pouvoir en place.
Par Jean-Louis Caccomo - Publié dans : La vérité
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